Fin de l’édition 2006 de Paris Photo que je ne vais pas
décrire par le menu parce que :
1- je
suis un peu paresseux
2- je
mentirais si je prétendais avoir tout vu
3- de
toute façon personne ne lirait ce post s’il était trop long
Ce qui est certain c’est que la diversité était au
rendez-vous. Des photographes du début du XX° siècle comme Brassaï aux travaux
avant-gardiste de l’école d’Helsinki, des grandes figures comme Sarah Moon,
Richard Avedon ou Friedlander aux vintages anonymes dénichés dans des greniers,
des noirs et blancs de Michael Kenna aux explosions de couleurs de John Batho
chacun pouvait trouver un motif à s’arrêter, à rêver, voire pour certains à
acheter.
Pour entrer un peu plus dans le détail de ceux qui m’ont
particulièrement attiré, allant même pour certains jusqu’à chatouiller mon
portefeuille (moi qui croyais ne pas être trop sensible de ce côté là …) je
commencerais par Michael Kenna (notamment représenté par la Galerie Camera Obscura) . Son travail de N&B au moyen-format évoque les
estampes japonaises. Très contrastées, parfois surexposées pour uniformiser les
couleurs, ses photos reflètent la force et la sérénité d’une Nature tout à coup
figée.
Pour rester dans la Nature les photos animalières de Nick
Brandt, présentées en N&B avec un virage sépia qui réchauffe l’image, sont
surprenantes de force. Les compositions sont parfois stupéfiantes comme celle
du zèbre se reflétant dans le lac du cratère du Ngorongoro mais restituent la
fragilité et le caractère sauvage de la faune africaine.
Sur le stand Hyundai il était difficile d’échapper aux
photos de corps « tatoués » à l’aide d’outils numériques de l’artiste
coréen Kim Joon. Des photos qui impressionnent autant par leur beauté que par la
prouesse technique.
Mis à l’honneur par cette édition de Paris Photo, les
artistes des pays nordique ont pu démontrer leur dynamisme et leur créativité. Dans
de nombreuses photographies exposées on retrouve une constante, la lumière,
blanche et diffusée par un ciel bas. Le tout apportant un éclairage doux de
photos aux couleurs pastel.
Enfin pour terminer le studio Franck Bordas présentait
notamment des œuvres de Jill Hartley et de Ianna Andréadis. Jill Hartley
exposait le début de son travail intitulé Phototarot. Comme pour un tirage de
cartes au tarot divinatoire, elle assemble ses photos par 3, sans chercher de
liens particuliers si ce n’est une harmonie de couleurs. Elle offre à l’œil du
spectateur la possibilité d’imaginer le lien entre ces photos, le sens de ce
collage. Basé sur le suivi du chantier du Musée du Quai de Branly, le travail de
Ianna Andréadis montre que ce que l’on masque souvent derrière des palissades,
un chantier, peut se révéler en fait très graphique et plein de couleurs.
Il y aurait encore beaucoup à dire sur les photographies et
les artistes représentés à Paris Photo 2006 mais ce que l’on peut retenir c’est
d’une part la richesse et la créativité de la photographie actuelle, aidé il
est vrai par les possibilités du numérique, et l’intérêt d’un public toujours
plus nombreux pour les évènements photographiques.