Un journaliste de l'AFP a publié une dépêche qui en dit long sur la capacité de l'homme à faire l'autruche face aux problèmes. Alors que le rapport que les scientifiques s'apprêtent à rendre dans quelques jours à Paris à l'occasion du GIEC démontre que la hausse moyenne des températures mondiales est plus importante que prévue, certains spéculent déjà sur les opportunités qu'offre cette situation.
Si d'un côté certains déplorent la fonte des glaces en Arctique et en Antartique, véritable régulateur thermique de la Terre, d'autres s'en frottent les mains d'avance. Et oui c'est que l'Arctique concentrerait 25% des réserves mondiales de gaz et de pétrole. Avec le recul des glaces, l'Océan Arctique devient navigable, et l'exploitation des hydrocarbures plus simple.
Le ministre norvégien de l'Energie s'emballe même en déclarant que "l'Arctique est en partie la solution au problème énergétique du monde". Et tant pis si ces hydracarbures sont les grands responsables du réchauffement climatique. Que les ours polaires et tout l'écosystème polaire se rassurent, s'ils sont condamnés à disparaître c'est pour que nous puissions gagner quelques décennies d'abondance pétrolière.
Et puis il n'y a pas que les hydrocarbures, en devenant moins hostile l'Arctique pourrait ouvrir de nouvelles routes pour le transport maritime, le tourisme arctique devrait exploser et les bateaux de pêche industrielle y trouveront de nouveaux fonds marins à piller.
Tous ces sujets ont été évoqués le plus sérieusement du monde à l'occasion d'une conférence baptisée Arctic Frontiers. Même si la situation saute aux yeux quant au péril écologique qui attend la planète on a l'impression que l'Homme (donc nous) est prêt à risquer l'emballement du processus pour reculer l'échéance plutôt que de faire les sacrifices nécessaires pour renverser la tendance. Il y a des jours ou il faut batailler ferme pour rester optimiste ...







